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Avec Emmanuelle Hoffman, « la propriété intellectuelle rend heureux » !

Emmanuelle Hoffman, avocat associé du cabinet Hoffman, spécialisé en droit de la propriété intellectuelle, est l’auteur du livre BIP Be intellectual Property dans lequel elle encourage les entrepreneurs et les particuliers à avoir les bons réflexes pour protéger leurs inventions, créations ou innovations.

Nous l’avons rencontrée afin qu’elle nous raconte son métier et la vocation de cet ouvrage qui fait « bip ! » pour alerter les créateurs mais aussi « Be IP » pour qu’ils soient heureux.

La propriété intellectuelle, c’est votre passion ?
Je baigne dedans depuis toujours ! Mon père, Serge Hoffman, a fondé le cabinet Hoffman en  1963. Il a été l’un des premiers à se spécialiser dans le droit de la propriété intellectuelle (PI), qui comprend deux branches : la propriété industrielle (droits des marques et des modèles, brevets d’invention, appellation d’origine…) et la propriété littéraire et artistique (droit d’auteurs). C’est un domaine fascinant car la PI touche aux idées, à l’imagination, à la créativité, à l’invention technique ou arty. Elle est partout présente, du vêtement au livre que vous achetez, du briquet au téléphone mobile en passant par la recette d’un chef ou le film que vous aimez. J’ai rejoint mon père en 1988 pour l’accompagner dans cette spécialisation, au moment où les évolutions technologiques et la transformation numérique faisaient apparaître de nouveaux enjeux et besoins de protection pour les entreprises.

Vous y avez développé de nouveaux champs d’expertises ?
Pendant longtemps, le droit de la propriété intellectuelle a surtout concerné les droits d’auteur et la protection des marques (identité, modèles, brevets, licences…) face à la contrefaçon et à la concurrence déloyale, en France et à l’international. Ces dernières années, avec l’essor des nouvelles technologies, nous avons développé nos expertises dans le commerce électronique, la cyber-contrefaçon ou encore la transmission des données, avec la mise en place par exemple d’une blockchain permettant d’horodater 24/24h des volumes importants (image, son, vidéo, code source…) et de fournir les preuves d’un processus de création, même immatériel, à échelle mondiale.

A l’ère du numérique, la protection des créations est plus que jamais capitale ?
Disons que ce doit être un réflexe pour tous les entrepreneurs et créateurs. Trop souvent, ces derniers s’adressent au cabinet lorsqu’ils sont victimes d’une usurpation ou d’une contrefaçon. Mais il ne faut pas attendre que le mal soit fait ! Il est nécessaire d’anticiper et de se prémunir en amont contre les appropriations déloyales, et ne pas avoir peur d’être paranoïaque. En fait, il faut être paranoïaque ! (rires) car cette méfiance se transforme en atout et devient même une source de sérénité lorsque l’on sait que ses créations sont protégées.

C’est le sujet de votre livre BIP Be Intellectual property, paru aux Editions Fauves ?
Oui j’avais envie d’expliquer ce qu’est la PI, de façon claire et simple. L’ouvrage est un guide pratique qui raconte les réflexes que doit avoir un entrepreneur ou un créateur à chaque étape du déploiement de son projet, depuis l’idée glissée dans une enveloppe Soleau au dépôt de marque ou de brevet, en passant par la sécurisation des données informatiques. Le livre est agrémenté de check-list et de nombreux témoignages et anecdotes (Fusalp, Kusmi Tea, Yannick Alleno, Saint-Tropez…) dans des domaines différents, allant de la marque patronymique dans la mode, la déco ou l’artisanat au développement d’un site de rencontres, des créations d’une chef de cuisine à celles d’un grand groupe du luxe.

Vous enseignez le droit de la propriété intellectuelle à l’Ecole Sup de Luxe et à l’Ecole de Formation professionnelle des Barreaux de la cour d’appel de Paris (EFB). Une façon de poursuivre cette pédagogie ?
Oui, la législation et les cas de litiges évoluent sans cesse. Il est important d’être en veille constante et de transmettre son expertise aux entrepreneurs comme aux futurs avocats. La PI est un domaine foisonnant et très stimulant. Je conclus d’ailleurs le livre  sur une note positive – BE IP, BE Happy – en assurant que « la propriété intellectuelle rend heureux ». En protégeant les créateurs, la PI facilite le développement des innovations, et par ricochet, les initiatives visant à améliorer la société, le bien-être des populations. Elle participe à une croissance bénéfique pour tous. De quoi la rendre réjouissante et non effrayante !

Cabinet Hoffman
26, avenue Kléber
www.cabinet-hoffman.com


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