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Le Château d’Encre, le salon de tatouage du seizième

Louis Lacourt a ouvert en 2017 Le Château d’Encre, le seul et unique salon de tatouage du seizième, situé rue de l’Assomption, entre l’Eglise Notre-Dame de l’Assomption de Passy et le monastère des soeurs augustines. 

Nous avons rencontré ce jeune papa biker, passionné d’histoire, de heavy metal et d’estampes japonaises, qui a installé dans l’ancien atelier d’un ébéniste son univers singulier, où les gravures de Jésus et les tableaux de Louis XIV côtoient des têtes de mort et des magazines de hard rock. Attention les yeux !

Louis, d’où viens-tu ?
Je suis né à Tours. Epris de musique depuis l’enfance, j’ai appris le piano, la guitare puis à l’adolescence, j’ai découvert le hard rock et le heavy métal. Très vite, j’ai adopté les codes de cette culture, en roulant à moto – une autre passion – puis en me faisant tatouer tout l’avant-bras à 22 ans. Lors de la réalisation de ce tatouage qui a duré une vingtaine d’heures, je me suis intéressé à cette pratique ancestrale, graphique et picturale. Sentant mon engouement, le tatoueur devenu un ami m’a ensuite initié à la technique. Sous son mentorat, j’ai réalisé mon premier tatouage en dessinant une étoile sur ma cheville. Et depuis ce jour, je n’ai plus quitté l’aiguille !

Comment es-tu acquis ta notoriété ?
Comme dans tous les métiers d’art, on est d’abord apprenti puis on se perfectionne au fil des années par la pratique. Je suis monté à Paris où j’ai fait mes armes dans différents salons. Le tatoueur doit savoir dessiner, maîtriser la technique de précision, connaître le derme et l’épiderme, créer de beaux linework (traits), contrastes et shadings (remplissages)… Il faut beaucoup travailler ! Grâce aux réseaux sociaux, les tatoueurs peuvent aujourd’hui montrer au monde entier leurs réalisations, leur style, et se faire un nom. Pour ma part, j’ai également participé à l’émission Extreme Tattoo sur W9 qui m’a permis de faire découvrir mon travail.

Pourquoi t’es-tu installé dans le seizième arrondissement ?
Par hasard. J’ai rencontré la fille d’un ébéniste qui cherchait un repreneur pour son atelier, situé rue de l’Assomption. Lorsque je suis entré dans son « antre », au rez-de-chaussée d’une petite maison, j’ai eu un vrai coup de cœur. J’ai conservé son établi d’ébéniste en bois, magnifique, et j’ai installé autour mon univers, composé d’objets et de représentations qui me sont chers : un phonographe ancien, un piano sur lequel trône des sculptures du Second-Empire, une guitare électrique, un tableau de Louis XIV, des estampes japonaises, des photos en noir et blanc de femmes tatouées dans les années 30…

… Et une lithographie de Jésus ! Dans une rue au nom religieux, où se trouvent une paroisse, une église, un couvent, c’est une façon de « montrer patte blanche » ? 
Oui, l’image a rassuré les prêtes et les sœurs voisines ! (rires) En même temps, on peut être tatoueur, biker, métalleux, tout en étant sensible à la spiritualité. Le décor évoque d’ailleurs cet éclectisme. J’aime l’histoire et les châteaux, la monarchie et la musique, l’esthétique japonaise et le religieux… Le Château d’Encre réunit toutes ces influences dans un lieu cosy et nos clients adorent l’atmosphère à la fois baroque et intimiste de la maison.

Qui sont vos clients ?
Le Château d’Encre est l’unique salon de tatouage de l’arrondissement. Je travaille aux côtés de deux autres tatoueurs Maxime Oko et Emilie David-Ink. Nous avons chacun notre style : Max est un adepte des mangas, Emilie aime les dessins et les écritures très graphiques, moi le style asiatique. Nos clients sont surtout des habitants du quartier (comme le boulanger et les barmen voisins) et de l’ouest parisien mais aussi des passionnés qui viennent de toute la France, parfois de l’étranger, pour être tatoués par Max, Emilie ou moi. Et ce sont des personnes de tout âge, de 18 à 75 ans. Dernièrement, nous avons reçu une dame septuagénaire qui voulait se faire tatouer son signe astral de la Balance sur le bras. Les mamies du seizième sont bien plus rock’n roll qu’on ne l’imagine !

Le Château d’Encre
82 Rue de l’Assomption
www.chateaudencre.com


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