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Christophe Rizoud se rit (gentiment) de l’opéra

Christophe Rizoud, directeur de la rédaction de Forumopera.com, le magazine du monde lyrique, vient de publier « 100 maux de l’Opéra », un livre abécédaire qui répertorie, sur un ton léger, tous les petits travers de l’art lyrique.

Nous avons rencontré ce dandy de Passy à la Rotonde pour qu’il nous parle de ce lexique facétieux.

Christophe, peux-tu te présenter ?
Je suis né en Charente et suis monté à Paris à 20 ans pour suivre des études d’ingénieur. J’ai d’abord vécu dans le 13e arrondissement puis, comme tous mes amis étaient à l’ouest, je me suis installé à Passy à l’âge de 30 ans. Parallèlement à mon métier dans un groupe international, j’ai rejoint l’équipe de Forumopera.com, le pionnier des magazines en ligne consacrés à l’opéra. Passionné d’art lyrique, j’ai participé au développement du média créé en 1999 par Camille de Rijck (qui fêtera cette année ses 20 ans) puis j’ai pris la direction de la rédaction en 2007. Aujourd’hui, Forumopera.com réunit chaque mois près de 200 000 lecteurs sur le site, ce qui prouve que l’opéra est un art vivant bien ancré dans son temps et qu’il plaît toujours autant.

Comment est née l’idée du livre « 100 maux de l’Opéra » ?
D’un malentendu ! Je parlais à une amie du livre Les 100 mots de l’Opéra paru aux éditions Presse Universitaires de France et elle a compris les 100 maux. Quand nous avons réalisé ce quiproquo, cela nous a fait rire ; puis la pensée de ces maux a commencé à me trotter dans la tête. L’opéra souffre en effet de nombreux clichés, jugé trop long, trop cher, trop élitiste… En même temps, il déchaîne les passions et provoque des réactions parfois extrêmes qui n’arrangent pas son état. Dans le livre, je me suis amusé à rassembler ses petits défauts qui agacent ou réjouissent les amateurs d’opéra. Au fil des pages, le lecteur découvre 100 mots pour 100 maux, de Bijoux à Critique, de Couac à Diva en passant par Grève, Huée, Travesti, Twitter, Sexisme…

Au final, les histoires courtes égrenées dans le livre, ironiques et sujettes à polémiques, sont une belle déclaration d’amour à l’opéra…
Oui, j’avais envie d’écrire un livre animé et impertinent qui puisse à la fois instruire les néophytes sur l’art lyrique, alimenter les discussions entre amateurs et détracteurs, tout en divertissant les uns  et les autres. Régulièrement pointé du doigt, l’opéra reste quatre siècles après sa création un art qui inspire un amour absolu ou un rejet total. A travers chaque mot, le livre raconte sans filtre ce « petit monde », joyeux et truculent en définitive.

Vous êtes un grand amoureux du seizième. Quel regard portez-vous sur l’arrondissement ?
Le seizième a de nombreux points communs avec l’opéra. A commencer par les préjugés tenaces ! On le dit ennuyeux, guindé et sélect alors que c’est souvent le contraire : il est bien plus moderne et séduisant qu’on ne l’imagine. Comme lui, l’art lyrique se réinvente sans cesse aujourd’hui pour casser son image vieillotte et attirer des personnes de tous les milieux, avec notamment des spectacles accessibles. Quand le public découvre qu’il mêle de multiples disciplines – danse, théâtre, musique, chant -, il réalise alors que l’opéra comme le seizième, c’est cool ! (rire). Pour l’anecdote, les rues de l’arrondissement portent aussi de nombreux noms de compositeurs et d’artistes lyriques : Mozart, Beethoven, Verdi, Donizetti, Maria Callas, Alboni, Spontini…

Ce qui vous rend heureux dans le quartier ?
Entendre les oiseaux gazouiller le matin. Il y a tellement d’espaces verts et de verdure dans l’arrondissement que c’est le paradis des passereaux.

Et ce qui vous chagrine ?
Le délabrement des escaliers entre l’avenue du Parc de Passy et l’avenue Marcel Proust ! Avec ses 6 étages de dénivelé et ses 125 marches, c’est un Petit Montmartre à Passy qu’il est important de protéger. Le lieu est tagué, squatté, sale et tellement endommagé qu’une partie vient de s’effondrer. Récemment, j’ai vu que la mairie avait installé des barrières de sécurité et des bâches. J’espère que ce patrimoine unique va enfin être réhabilité et que le projet de liaison mécanique (ou funiculaire) sera mis en œuvre, un jour…


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