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Connaissez-vous le CGBB ?

Alexandre Favre a fondé en avril 2019 le Cercle des Gens Bien et Bienveillants (CGBB), un réseau « pas comme les autres » qui compte aujourd’hui près de 400 membres unis autour des mêmes valeurs d’échange, de partage et d’entraide.

Nous l’avons rencontré Porte d’Auteuil où il vit afin qu’il nous raconte l’histoire de ce cercle amical et altruiste dont tout le monde parle.

Alexandre, comment est né le CGBB ?
Pendant plus de vingt ans, j’ai été concentré sur ma carrière, des ambitions de réussite sociale et financière. A mesure que j’atteignais mes objectifs professionnels, je sentais qu’il me manquait quelque chose. Puis les attentats du 13 novembre 2015 sont survenus et m’ont fait prendre conscience de la fragilité de l’existence. Ce soir-là, mon ex-femme et ma nouvelle compagne étaient toutes deux présentes sur les sites attaqués, l’une à la terrasse d’une café du 11ème arrondissement et l’autre au Stade de France. Par chance, elles ont échappé à la mort mais ces événements tragiques m’ont profondément marqué. J’ai réalisé que l’on pouvait perdre les êtres chers du jour au lendemain et que le plus important n’était pas de courir après l’argent mais de savourer le bonheur de l’instant, entouré de ses proches et de ses amis. Alors Directeur Général d’un grand groupe, j’ai démissionné quelque temps plus tard et pris une année sabbatique pour réfléchir au sens que je voulais donner à ma vie.

Et tu l’as trouvé…
Assez rapidement, en fait. J’avais développé au fil des années un réseau professionnel dense, composé de profils variés : dirigeants, artistes, avocats, sportifs, communicants… Un soir, j’ai envoyé un mail à une centaine de personnes en leur proposant de se rencontrer au cours d’un dîner. Dans le message, j’évoquais un rendez-vous amical entre « gens bien et bienveillants », une formule qui a fait son effet : en quelques heures, plus de cinquante personnes se sont inscrites au dîner, organisé dans un restaurant de l’Avenue de Versailles. Pour que les personnes ne restent pas entre amis ou connaissances, j’avais imaginé un placement par tirage au sort, avec changement de place entre chaque plat. Les invités ont adoré cette idée qui permettait de rencontrer des personnes d’horizons différents à plusieurs moments durant le repas, en laissant faire le hasard.

Les fondements du Cercle étaient lancés ?
Oui, le CGBB est né ainsi, dans le jeu et la découverte de l’autre ; et par réplique à ce que les terroristes avaient cherché à atteindre en attaquant Paris et ses habitants : notre liberté, notre joie de vivre, notre goût pour la fête et les rencontres. Cette « réponse » a pris alors tout son sens pour moi. Par la suite, j’ai organisé deux autres dîners qui ont réuni une centaine de convives puis plus deux cents personnes au Dancing de la Coupole. Cet engouement m’a poussé à fonder officiellement le Cercle, en avril 2019, pour définir son identité et ses valeurs.

C’est-à-dire ?
Je ne voulais pas créer un simple club de networking mais un cercle fondé sur trois « promesses » : dépasser l’entre soi, partager son talent (chaque membre anime des ateliers et fait découvrir son univers), se retrouver autour d’évènements culturels. Le pilier du Cercle est aussi son investissement auprès d’associations caritatives. Une partie de la cotisation annuelle des membres est reversée à une vingtaine d’associations partenaires œuvrant pour la recherche médicale, la protection des animaux, l’environnement… Nous avons également placé l’insertion professionnelle des jeunes au cœur du CGBB : nos membres ont la possibilité d’accompagner un gamin en difficulté au sein de Missions Locales. Récemment, nous avons aussi lancé l’opération « Scier les barreaux de votre tête » avec Zohra Bitan, qui a pour objectif l’insertion ou la réinsertion de jeunes défavorisés âgés de 16 et 25 ans.

Le Cercle se déploie à vitesse grand V. Comment expliques-tu son succès ?
A l’ère des réseaux sociaux, nous sommes plus que jamais en quête de vraies rencontres et de convivialité. Au sein du Cercle, nos membres savent qu’ils vont faire la connaissance de personnes qui partagent les mêmes valeurs d’empathie et de bienveillance. C’est un porte-drapeau qui rassure et rassemble. Le succès de CGBB tient également dans sa vie animée. Nous organisons trois à quatre événements par semaine : petits-déjeuners, conférences, visites, dégustations, afterwork, dîners… Les membres ont de multiples occasions de se rencontrer. Certains vont trouver, grâce au Cercle, un travail ou des partenaires professionnels, d’autres des amis et même l’âme sœur. Cette diversité des profils qui composent le CGBB et son ambiance décontractée expliquent l’engouement qu’il suscite.

Comment envisages-tu son avenir ?  
Pour l’instant, le réseau se développe sereinement, en restant confidentiel. Nous allons prochainement installer des antennes en région puis à l’international.  Nous avançons step by step autour de la philosophie qui anime le cercle : créer du lien tout en participant à des projets communs d’entraide.

Le Cercle des Gens Bien et Bienveillants
4 Villa Chanez
www.cggb.fr


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