Balade par quartier : Auteuil La Muette Porte Dauphine Chaillot

Des nouvelles de… Elise Allonas

Elise Allonas travaille dans le secteur du luxe. Elle est aussi la créatrice de Mon village de Passy, un groupe facebook de partages, d’échanges et d’entraide bienveillante entre voisins dont la convivialité continue de faire vivre l’esprit du village et l’âme du quartier.

Elle nous raconte sa vie de confinée.

Où es-tu ?
« A Passy, à Passy, à Passy », comme dit Odette Laure dans la chanson que tu m’as fait découvrir, Wally !

Comment occupes-tu tes journées ?
Je profite de mon temps libre pour essayer de me rendre la plus utile possible ! Je continue à animer le groupe Facebook Mon village de Passy, un rayon de soleil dans cette période si particulière : les liens sociaux entre voisins, l’entraide, la bienveillance, le soutien aux commerçants locaux, aux entrepreneurs sont encore plus nécessaires que d’habitude ! Je participe également à des maraudes auprès des sans-abris, dans un cadre associatif. Certains d’entre eux n’ont parlé à personne depuis plusieurs jours. D’autres n’ont pas eu accès à un repas depuis 48h. Mais il y a aussi de beaux témoignages de solidarité : des habitants qui descendent des vivres et des habits dans la rue depuis leurs balcons, par exemple.

Ce que tu ne faisais pas avant (ou peu) et que tu fais à présent ?
Je contemple le temps qui passe ! En écoutant tout Léo Ferré… La mélancolie, Est-ce ainsi que les hommes vivent…etc. J’ai repris mes activités artistiques : musique, écriture. Et je bricole (si si !).  Passionnée d’opéra, je regarde les diffusions conseillées par notre voisin Christophe Rizoud sur son blog. J’écoute des pièces de Racine en fermant les yeux. Amoureuse de la Comédie française, je suis accro à leur fantastique WebTV, la Comédie continue. Et j’ai des heures de folie où je commence par regarder un tuto de japonais pour terminer devant un tuto d’une danse oubliée des années 20 !

Ton regard sur le confinement ?
J’ai écouté une conférence de Charles Pépin qui conseillait de se tourner, en cette période de confinement, vers la philosophie d’Epicure, c’est-à-dire, prendre conscience du caractère contingent de l’existence et trouver une source de joie dans le simple fait d’exister. Je me réjouis donc d’être en vie, en bonne santé et de voir le soleil se coucher tous les soirs sur les toits de Paris. Cela me donne la force de soutenir et d’aider des proches qui souffrent des conséquences terribles de cette situation, qu’elles soient psychologiques, économiques ou physiques.

La première chose que tu feras lorsque le confinement sera levé ?
Tout se bouscule ! Difficile de n’en choisir qu’une ! Embrasser mes proches et continuer à partager le plus de choses possibles avec eux.

Ton état d’esprit face à l’avenir ?
Comme beaucoup d’entre nous, j’espère que nous saurons tirer les leçons de cette pandémie. Préservation de l’environnement, santé, solidarité, capacités de production et de consommation au niveau local : tout est lié. Je suis optimiste car j’ai confiance en nous, mais je ne peux m’empêcher d’être également très inquiète pour les plus fragiles, pour la culture, les artistes, les entrepreneurs, tous ceux qui ont eu le courage de prendre des risques et qui sont, aujourd’hui, particulièrement exposés. J’espère que nous serons tous là pour eux. Je compte sur nous !


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