Balade par quartier : Auteuil La Muette Porte Dauphine Chaillot

Le Passy d’Emile Zola

Emile Zola débute l’écriture du livre Une page d’amour au début de l’année 1877. S’il a déjà construit son histoire (celle d’une passion), le romancier cherche encore son décor qu’il souhaite « beau, simple, toujours le même, avec cinq ou six grands effets de paysage ». Il ajoute dans ses notes préparatoires : « Il me faudrait un coin particulier de Paris, assez retiré, et permettant des descriptions poétiques, revenant comme un chant ».

Le quartier de Passy va lui offrir ce coin « retiré » qu’il recherche en lui offrant la possibilité, grâce à sa situation élevée, de décrire ces fameux « effets de paysage ». Fidèle à son habitude, Emile Zola part en repérages au printemps. Comme on peut le découvrir dans l’ouvrage Carnets d’enquêtes (Editions Babélio), remplis de croquis et d’annotations, le romancier parcourt la place du Trocadéro, la rue Vineuse et la rue Franklin, arrive au carrefour qu’elles forment lorsqu’elles se rejoignent pour se prolonger dans la rue de Passy et dans la rue Raynouard, là où se trouve l’actuelle place de Costa Rica

C’est là qu’il va fixer l’intrigue du roman, entre ces trois rues, n’allant pas plus loin, à l’instar de Rosalie, la bonne d’Hélène, qu’il présente ainsi : « Elle avait déjà passé quelques mois à Paris, elle s’y déniaisait bien qu’elle ne connût que trois rues, la rue de Passy, la rue Franklin et la rue Vineuse ».

Dans ce paysage lisse, avec ses rues et ses maisons aux jardins si paisibles, l’écrivain cherche « la faille », et la trouve en découvrant le Passage des Eaux, une ruelle étroite qui descend vers la Seine, à partir de la rue Raynouard. Il la décrit ainsi :

« La fraîcheur en entrant dans le passage des eaux. La rampe de fer noire et polie. On passe d’abord sous une voûte de 5 mètres de long. Les murs de crépi lépreux, noirâtres, gris. Les branches d’arbres tombant dans le passage, les murs renflés à leur base, descendant comme un escalier.

Passage ignoré, très peu de passants, le quartier seulement, des vieilles femmes. 3 portes de jardins. Très grands arbres pendant. Un lierre. L’impression du trou, d’en haut, et l’impression de la montée d’en bas. Six étages inégaux. Un réverbère vers le bas ».

Comment Emile Zola va-t-il mettre en scène ce passage ? Il faut lire le roman ! 🙂

En attendant, voici notre extrait préféré… [Cliquer pour télécharger]


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